Metavers, nous aurons tous bientôt un casque de réalité virtuelle !

Fin 2021, le gouvernement métropolitain de Séoul a annoncé vouloir devenir la première grande ville du monde à entrer dans le métavers.



Le projet consiste dans la création d'un écosystème de communication virtuel regroupant tous les domaines dans lesquels intervient l'administration municipale. Ce qui inclura progressivement les services économique, culturel, touristique, éducatif et civil. Les habitants de Séoul pourront bientôt mettre leur casque de réalité virtuelle pour rencontrer des fonctionnaires de la ville dans ce nouvel espace.


De plus, les principales attractions touristiques de la capitale comme la place Gwanghwamun, le palais Deoksugung et le marché de Namdaemun seront présentées dans la "zone touristique virtuelle". À partir de 2023, les principaux festivals de Séoul tels que celui des Lanternes se dérouleront également dans le métavers de manière à ce que tous les habitants du monde puissent en profiter.


Les explications au développement rapide du métavers sont multiples.


Tout d’abord, les métropoles deviennent tentaculaires et les déplacements de plus en plus longs. Pour quelle raison perdre 3 heures dans des transports en commun pour refaire une carte d’identité alors qu’un fonctionnaire municipal peut vous accueillir dans un espace virtuel ? De même, pourquoi se déplacer dans un commerce pour faire ses courses alors que vous pourrez parcourir des rayons virtuels, remplir virtuellement vous-même votre caddy, payer en bitcoin et vous faire livrer vos achats ?


Ensuite, la planète compte de plus en plus d’individus disposant du niveau de vie suffisant pour voyager. Ainsi, sur ces 5 dernières années, le nombre de millionnaires a augmenté de 60% en Chine. Et que veulent ces personnes qui accèdent à la prospérité ? Aller à Venise, voir le Machu Pichu ou les calanques de la Côte d’Azur. Bref, aller où tout le monde veut aller. Mais les sites d’exception de notre Terre ont une capacité limitée, et l’on observe déjà des quotas mis en place pour l’accès à certains d’entre eux. Le métavers permet déjà d’alléger l’impact humain en réalisant, de chez soi, des visites virtuelles de qualité garantissant une expérience proche de la réalité. La grotte de Lascaux IV, réplique de l’originale, accueille bien 500 000 visiteurs par an…


Enfin, le développement du télé-travail post COVID et la nécessité de diminuer notre empreinte carbone va multiplier les échanges dans le métavers. Une formation en lean management pour un collectif managérial réparti sur plusieurs continents ? Métavers. Une revue de performance trimestrielle avec son CODIR autour d’une obeya virtuelle ? Métavers. Une session de recrutement avec des mises en situation ? Métavers. Etc…


L’être humain aimant être multiple, nul doute qu’il appréciera d’avoir un avatar dédié à chaque motif de déplacement dans le métavers. Les grandes marques l’ont compris et proposent déjà vêtements et accessoires virtuels. Gucci vend par exemple certains de ces articles plus chez dans le monde virtuel que dans le monde réel.


Le métavers va obliger les grandes entreprises à repenser leur business model et leur rôle actuel et futur au sein de cette nouvelle dimension. De nouveaux leviers d’amélioration de l’expérience clients devront être imaginés : adapter son avatar commercial en temps réel aux personas rencontrés, permettre aux clients potentiels de tester une voiture virtuellement, favoriser les échanges virtuels d’expérience…Les fondamentaux de l’excellence opérationnelle resteront identiques, mais il faudra demain maîtriser briefs et tours terrain dans le monde réel et dans le monde virtuel. Un beau challenge et de belles opportunités d’apprendre et de se développer !

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